A glaze is a layer of paint, thinned with a specific medium, so as to become somewhat transparent. It is applied over another dry layer of colour. Each new glaze will tint or modify the previous layers, following the elementary rules of light reflection : the light travels through all the transparent coloured glazes, bounces off the canvas and finally reflects back at the viewer. Then, the viewer's eyes "mix" the different layers to "see" an unique colour.

The benefit of glazing is that this technique takes full advantage of the transparency of oil paint (by enhancing the luminosity, richness and depth of the final colour) and that such a result cannot be obtained by physically mixing the colours on a palette. Moreover, the artist will better control the evolution of the painting.

Glazing was a technique widely employed by painters since the invention of oil painting. The pigments traditionally used for glazing were red madder, carmine, ultramarine blue, Indian yellow, virdigris, various organic yellow lakes, and indigo. In art history, glazing was basically utilized for two reasons :

  1. the artist had very few of the brilliant colours that are available today.
  2. as this technique confers more luminosity to the colours, no reproduction of the painting could be done properly and the patrons had to come and see it by themselves. It was a good opportunity for the artist to directly promote his work.

Vermeer used glazing in two areas of the "Girl with a Pearl Earring". The blue part of the turban was first painted with ultramarine blue and white. Once dry, it was glazed with a thin transparent layer of ultramarine. The ultramarine glaze added depth and chromatic power to the underlying opaque blue. Vermeer also glazed the whole background, initially painted in black, with a mixture of indigo and weld which together, produced a deep transparent green. Dutch painters like Vermeer, used glazing very selectively and in specific cases only.

Vermeer__Girl_With_A_Pearl_Earring

Vermeer a utilisé la technique du glacis à deux reprises pour le tableau de "La Jeune Fille à La Perle". La zone bleue du turban a d'abord été peinte avec un bleu outremer et du blanc. Une fois sec, un glacis a été appliqué avec une couche transparente d'outremer qui a ajouté de la profondeur et une intensité chromatique au bleu opaque préalablement déposé sur la toile. Vermeer a également travaillé en glacis sur la totalité du fond, initiallement peint en noir, à l'aide d'un mélange d'indigo et de soude, produisant ainsi un vert transparent. De nombreux peintres flamands tels que Vermeer utilisaient le glacis de manière sélective et dans certains cas uniquement.

Un glacis est une couche de peinture, diluée à l'aide d'un médium spécifique, de manière à devenir plus ou moins transparente. Il s'applique par-dessus une autre couche de couleur, qui doit être préalablement sèche. Chaque nouveau glacis va teinter ou modifier les couches antérieures en raison des principes élémentaires de réflection de la lumière : celle-ci voyage au travers de tous les glacis colorés, rencontre la surface de la toile et se réflechit finalement vers le spectateur. L'oeil "mélange" alors les différentes couches et "voit" une couleur unique.

Tout le bénéfice du glacis est que cette technique exploite totalement les qualités transparentes de la peinture à l'huile (en augmentant la luminosité, la richesse et la profondeur de la teinte finale) et qu'un tel résultat ne peut être obtenu en mélangeant physiquement les couleurs sur une palette. Elle permet également à l'artiste de garder davantage de contrôle sur l'évolution du tableau.

Le glacis était une technique largement employée par les peintres depuis l'invention de la peinture à l'huile. Les pigments traditionnellement utilisés pour le glacis étaient la laque de garance, le carmin, le bleu outremer, le jaune indien, le vert-de-gris, diverses laques jaunes organiques et l'indigo. D'après l'histoire de l'art, le glacis était principalement utilisé pour deux raisons :

  1. l'artiste ne disposait pas d'un éventail de couleurs brillantes tel que celui qui existe aujourd'hui.
  2. étant donné que cette technique confère davantage de luminosité aux couleurs, aucune reproduction du tableau ne pouvait être correctement réalisée et les mécènes devaient venir l'admirer par eux-mêmes, ce qui donnait également à l'artiste l'occasion de promouvoir directement son travail.

 

 

 

 

 

 


 

Next time : glazing tips / A suivre : quelques conseils pour le glacis